Marie Thérèse PEYRIN

Clin d'oeil de Jean Claude Bourdais à sa verve insatiable


Née en 1957, elle se définit
"comme une femme au monde... Causante ou pas causante... Jamais caustique ou encaustiquée... Amarrée à la cause poétique autant qu'à la vie, qui remet, on le sait tout en cause, à tout instant, très probablement pour cause d'inventaire..." Elle est passionnée, inclassable et inégalable...
Elle est une poète éperdue du cercle des poètes insubmersibles, férue de lecture et d'écriture. Initiée par le poète écrivain Charles Juliet, elle se surprend elle-même depuis une dizaine d'années à rédiger des textes en marge de sa vie ordinaire : des lettres, des notes et des poèmes.

Elle sévit un peu partout sur la toile (zazieweb sous le pseudo d'Escarbille bis et ailleurs...). A ses heures non perdues, elle tisse des liens sur son espace d'expression la cause des causeuses
elle partage depuis décembre 2004 ses découvertes poétiques et humaines et s'ouvre à des présences nouvelles. Pour adhérer à l'association ...
Elle écrit presque toujours pour quelqu'un de vivant. C'est un choix pour elle à la fois naturel et prémédité.
Elle est mariée, a mis au monde trois enfants. Elle exerce dans le secteur de la santé mentale.

Elle vit à Lyon et en forêt dans la vallée d'Azergues où elle photographie les arbres morts et vivants...


Impassibles guetteurs, à un enfant redevenu poète, 1997-2005,
éditions SANG D'ENCRE, collection Opuscules, 2005.

Les mains de Charles Juliet co-écrit avec Armand Dupuy et accompagné des peintures de Fanny Batt, Fred Bonna et Tanguy Dohollau, éditions SANG D'ENCRE, collection Opuscules, 2006.

Initiatrice de l'ouvrage collectif Attentivement Charles Juliet, Lettres d'ami(e)s, Jacques André Editeur, 2008.



[Extraits]

Tu regardais par dessus mes épaules
tous les livres que je lisais
Je regardais tes mains fécondes
me redonner les mots du jour
tous incrustés dans nos discernements
Il n'y a pas de frontières à nos yeux
même l'abîme nous caresse.


in Poémie galopante, La cause des causeuses, 2005


Regarde
le ciel est lent
et ma voix chuchotante
Regarde
le corps est incomplet
et ta voix sur les routes
Regarde
nos vies aux antipodes
et nos yeux sectionnés
Regarde
et puis
Reviens


in Poémie galopante, La cause des causeuses, 2005


Séquentielles
PORTRAIT DE REGARD

le seul regard que je connaisse et qui n'exige rien
un regard qui accueille et acquiesce en silence
un regard qui attend la maturation sans jamais la brusquer
un regard qui s'éloigne et revient, qui s'approche : Loup blanc !
un regard incroyable qui tend ses perches ou les retire à bon escient
un regard qu'il est vain de vouloir ignorer
un regard qui prépare à tout, même au pire
un regard qui enflamme l'instant et le boit sans rougir
un regard qui renonce en hurlant de désir
un regard qui écrit sur la voix des possibles
un regard voyageur en quête d'allégresse
un regard scrutateur ravalé sous les houles
un regard étonné qui repeint mes images
un regard coléreux qui s'apaise en amour
un regard amoureux qui conçoit la césure
un regard sentinelle qui inclût le destin
un regard prisonnier qui s'érige en poèmes
un regard souverain qui vit d'humilités
un regard qui fabule et prend de la distance
un regard innocent grevé par l'abandon
un regard déployé halé par l'endurance
un regard ciselé qui talonne l'abîme
un regard qui attend son aube verticale.


Impassibles guetteurs, à un enfant redevenu poète, 1997-2005,
éditions SANG D'ENCRE, 2005.